Les Acharnés

 

Acharn

Un film documentaire de Manuel Poutte


SYNOPSIS :
En Belgique, il existe une rivalité ancestrale et définitive entre les deux principaux clubs de football : le RSC Anderlecht et le Standard de Liège.

Le temps d’une saison, en compagnie de JEAN -MARIE et BOUBA ,ce documentaire nous fait entrer dans la vie de 2 clans de supporters de football.

 

Quote de la Presse :
«  Manuel Poutte profite évidemment d'une dramaturgie sportive exceptionnelle. Les play-offs ne seront peut-être plus jamais aussi excitants, serrés et riches en rebondissement qu'en 2011... Mais son sens de l'observation, du contact humain, du récit, ne doivent qu'à lui-même. Et ses "interprètes" sont carrément épatants ! » FOCUS VIF

«  Et [...] qu'importe votre sensibilité ou attirance pour l'une de ces deux équipes de foot, ces supporters-là na manqueront pas leur but. Celui de vous toucher. » TELEMOUSTIQUE

«  Le réalisateur Manuel Poutte met en une sympathique lumière ces "acharnés", ni fanatiques, ni idiots, qui vivent comme des grands enfants ce moment de récréation dans une vie pas forcément drôle tous les jours. » CINETELEREVUE

DUREE
:
62 minutes
DATE :
2012
CO-PRODUCTION :

LA RTBF
BELGACOM
WIP

Entrevue parue dans la Newsletter n°17 de Coproductions Documentaires RTBF
Comment avez-vous eu l'idée des Acharnés et de Fous de Foot, c'est en allant dans les stades ?
Manuel Poutte : C'est surtout en constatant combien le football et la sensation de lien à son club favori est devenue quelque chose d'essentiel pour des millions de gens aujourd'hui, quelles que soient les catégories sociales. C'est de l'ordre de la foi, du religieux, du tribal, de la communion... Ce sont les frissons que je ressens quand toute une tribune chante d'une même voix.

Vous êtes vous-même passionné de foot, supporter d'un club ?
Manuel Poutte : J'aime le foot, je ne suis pas passionné. Je crois que le foot a pour fonction inconsciente d'évacuer des charges énormes de frustrations et de tensions sociales, c'est une guerre symbolique essentielle à tout groupe humain.

Comment avez-vous trouvé vos personnages ?
Manuel Poutte : J'ai passé des week-ends dans les tribunes d'Anderlecht et du Standard à repérer des personnalités, puis nous avons organisé des castings via les associations de supporters. Jean-Marie, je l'avais repéré en tribune N, Bouba est venu au casting.

On a souvent une image un peu stéréotypée des supporters, est-ce que vous avez été surpris ?
Manuel Poutte : Il n'y a pas de stéréotype du supporter. Cela touche tout le monde. Du côté d'Anderlecht j'ai hésité longtemps à suivre une femme de 35 ans, manager d'une très grosse société de cosmétique, en tant que personnage principal. On a même fait un tournage avec elle. Elle est totalement investie par le Sporting, mais elle s'est révélée beaucoup moins expressive que Jean-Marie... Ce qui m'a surpris, c'est l'énergie, le temps et la volonté que cela demande de supporter ainsi une équipe. C'est un sacerdoce. J'ai privilégié l'humain dans le documentaire car il ne s'agissait pas de dénoncer, mais sincèrement, les conditions d'accueil aux supporters et les traitements qu'on leur fait subir en déplacement -pour des raisons très compréhensibles de sécurité- sont très limites. Tout est carcéral, policier. Les conditions de confort et de visibilité, particulièrement à Anderlecht en tribunes debout, sont pitoyables, vus les prix demandés. C'est dur et peu reconnaissant vis à vis des vrais fans de la part des clubs.

Vous êtes également le réalisateur du documentaire "Fritkot", c'est un peu la même démarche. Ce sont des tranches de vie de personnages, dans un milieu particulier et autour d'un lieu commun (le foot ou la baraque à frites), c'est ce qui vous intéresse dans le documentaire ?
Manuel Poutte : Ce qui me passionne, ce sont les lieux communs, dans les deux sens du terme. C'est de visiter ce qu'on croit connaître et de le redécouvrir avec des yeux neufs. C'est peindre des lieux communs où les gens se rassemblent.

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